Sandra's profilePassion... Danse ! (En C...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Passion... Danse ! (En Construction)"La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parcequ'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie: C'est la vie elle-même !" Henry Havelock-Ellis |
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Sites de Danse
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ExpositionExposition - Image(s) de la danse à la Bibliothèque-Musée de l'OpéraComment représenter la danse, la capacité d'expression et le charisme du danseur en scène ? Comment capter l'atmosphère d'un spectacle ? Dessins, estampes, peintures, photographies et captations vidéo sont autant de techniques artistiques au service de la danse pour une représentation fidèle, imaginaire ou fantasmée de cet art du mouvement.
Palais Garnier - Bibliothèque-Musée de l'Opéra du 19 juin 2008 au 11 janvier 2009 - tous les jours de 10h à 17h* horaires exceptionnels du 14 juillet au 1er septembre de 10h à 18h tarif plein : 8€ - tarif réduit : 4€ *sauf les jours de représentation en matinée Catalogue de l'exposition : Image(s) de la danse, sous la direction de Mathias Auclair et Pierre Vidal, Montreuil : Editions Gourcuff-Gradenigo, 2008. La danse peut-elle s’accommoder de la représentation graphique, plastique ou photographique ? De nombreux artistes ont relevé le défi. Au-delà de la restitution du mouvement et de l’expression, ces oeuvres illustrent bien les propos que tenait Maurice Béjart à la photographe Colette Masson : - Photographier la danse est impossible […] l’intéressant dans la démarche, c’est la rencontre de deux arts : la photographie – la danse – le mouvement, son vertige et sa mort éternisée. Alors la photographie s’envole et devient autre chose que reportage, elle est code, formule, magique, jeu du je !. Réduite jusqu’au milieu du XIXe siècle à quelques positions conventionnelles ou caricaturée à outrance, la transcription du mouvement ne saurait être une fin en soi. L’enjeu de cette iconographie n’est d’ailleurs pas toujours de restituer fidèlement un art mais aussi de traduire le statut social du danseur. Les gravures et caricatures de presse reflètent les évolutions de la condition professionnelle et sociale des danseurs, notamment le discrédit qui pèse sur la danse masculine à la fin des années 1820 et l’émergence des premières danseuses solistes – aujourd’hui mythiques – du ballet romantique : Marie Taglioni, Carlotta Grisi, Fanny Elssler… Ces représentations ne sont pas toujours exemptes des fantasmes que projette la société sur la danse. L’époque romantique exaltant la virginité féminine montre un corps féminin dansant comme désincarné et flottant dans les airs. Elle l’oppose à son double dans de nombreux ballets, la femme charnelle qui renvoie peut-être à la prostitution à laquelle se livraient certaines danseuses au XIXe siècle. Le fétichisme développé autour du pied de la danseuse est potentialisé par la démultiplication – chargée parfois de connotations homosexuelles – qu’incarne le corps de ballet… La dimension sexuelle de la danse n’est pas non plus étrangère à la stimulation qu’elle exerce sur l’imaginaire des artistes. Au XVIIIe siècle, ceux-ci s’éloignent de la représentation fidèle et transportent danseurs et danseuses de l'Académie royale de musique dans des cadres mythologiques, champêtres ou idylliques. Plus près de nous, certains danseurs, ou leurs imprésarios, nourrissent parfois délibérément cette fascination, tel Diaghilev entretenant soigneusement le mystère autour de Nijinsky (qui n'a jamais été filmé) en faisant ainsi naître un mythe. A voir....Un très Joli texte sur la danse, écrit par Sonia... A voir dans le lien ci-Joint: http://kanele.spaces.live.com/blog/cns!211684A4FD764A4E!863.entry
Merci Celia !Un très Joli cadeau de Celia.... merci beaucoup !
Le corps de Ballet de L'OpéraLe Corps de Ballet
La quasi totalité des danseurs a été formée à l'Ecole de Danse de l'Opéra.
L'entrée dans le corps de ballet se fait par concours, chaque année, au prorata des places disponibles. Le concours annuel du corps de ballet permet de gravir les échelons de la hiérarchie: - Quadrille
- Coryphée
- Sujet
- Premier danseur
Composition actuelle du Coprs de Ballet (Juin 2008):
Stagiaires (6):
Femmes Hommes
LaureAdélaïde Boucaud Yannick Bittencourt
Héloïse Bourdon Yvon Demo
Jennifer Visocchi Mickaël Lafon
Quadrilles (37):
Femmes Hommes
Amandine Albisson-Pivat Alexandre Carniato
Anémone Arnaud Yann Chailloux
Claire Bevalet Cyril Chokroun
Valentine Colasante Adrien Couvez
Clara Delphino Julien Cozette
Leila Dilhac Arnaud Dreyfus
Noëmie Djiniadhis Erwan Leroux
Peggy Dursort Florimond Lorieux
Miho Fujii Eric Monin
Natacha Gilles Marc Moreau
Emilie Hasboun Samuel Murez
Carole Maison Pierre Rétif
Julie Martel Alexis Saramite
Luci Mateci Francesco Vantaggio
Sofia Parcen
Christine Peltzer
Marie-Isabelle Peracchi
Aubane Philbert
Ninon Raux
Maud Rivière
Nathalie Vandard
Gwénaëlle Vauthier
Pauline Verdusen
Coryphées (35):
Femmes Hommes
Alexandra Cardinale Pascal Aubin
Lucie Clément Sébastien Bertaud
Aurore Cordellier Adrien Baudet
Juliette Genez Matthieu Botto
Daphné Gestin Vincent Cordier
Charline Giezendanner Grégory Dominiak
Fanny Gorse Cyril Fleury
Eléonore Guérineau Grégory Gaillard
Amélie Lamoureux Ludovic haiden
Vanessa Legassy Axel Ibot
Lauren Lévy Allister Madin
Juliane Mathis Cyril Mitilian
Céline Palacio Nicolas Noël
Charlotte Ranson Alexis Renaud
Ghyslaine Reichert Fabien Revilion
Caroline Robert Daniel Stocks
Karine Villagrassa Richard Wilk
Séverine Westermann
Sujets (39):
Femmes Hommes
Nathalie Aubin Bertrand Belem
Carole Bane Audric Bezard
Aurélia Bellet Bruno Bouché
Marie-Solène Boulet Vincent Chaillet
Sarah Kora Dayanova Guillaume Charlot
Fanny Fiat Stéphane Elizabé
Mathilde froustet Mallory Gaudion
Christelle Granier Jean-Christophe Guerri
Laura Hequet Emmanuel Hoff
Myriam Kamionka Josua Hoffalt
Miteki Kudo Aurélien Houette
Laurence Laffont Gil Isoart
Sabrina Mallem Yong Geol Kim
Sandrine Marache Florian Magnenet
Béatrice Martel Julien Meyzindi
Laure Muret Nicolas paul
Ludmila Pagliero Fabien Roques
Alice Renavand Yann Saïz
Céline Talon Simon Valastro
Géraldine Wiart
Premiers danseurs (16):
Femmes Hommes
Eléonora Abagnato Yann Bridard
Isabelle Ciaravola Stéphane Bullion
Nolwenn Daniel Alessio carbone
Eve Grinsztajn Christphe Duquenne
Mélanie Hurel Mathias Heymann
Myriam Ould Braham Karl Paquette
Stéphanie Romberg Stéphane Phavorin
Muriel Zusperreguy Emmanuel Thibault
Les Futurs (es) Etoiles sont là !!!!! Humour: Maso?Retrouvez les dessins de Mimy la souris sur: http://mimy-la-souris.skyrock.com/ Brigitte Lefèvre, Directrice de la danseBrigitte Lefèvre, directrice de la danseEntrée à 8 ans à l'École de danse de l'Opéra de Paris, Brigitte Lefèvre est engagée à 16 ans dans le Corps de ballet. Pendant ses années à l'Opéra, elle suit l'enseignement de Yvette Chauviré, Gérard Mulys, Serge Peretti, Yves Brieux, Rita Thalia, Janine Schwarz, Serge Perrault, Raymond Franchetti et danse les ballets de George Balanchine, Roland Petit, Maurice Béjart, Michel Descombey, Gene Kelly, sans oublier les grandes oeuvres classiques. Avec Hervé Moreau quelques minutes après sa nomination comme "étoile" pour sa prestation dans "La Bayadère"
Liens: Interwiew Brigitte Lefèvre: http://www.evene.fr/theatre/actualite/interview-brigitte-lefevre-ballet-opera-paris-1306.php
Le Ballet de l'Opéra de ParisLe Ballet de l'Opéra de Paris
Le Ballet de l'Opéra est aujourd'hui considéré comme l'une des meilleures compagnies au monde. Sa moyenne d'âge est de 25 ans, ce qui en fait l'une des plus jeunes compagnies actuelles. Le répertoire du Ballet de l'Opéra est très étendu, il va des grands ballets romantiques et classiques aux créations de chorégraphes contemporains. Effectif Direction et encadrement Localisation La Direction de la DanseDirectrice de la danse: Brigitte Lefèvre
Les débuts du Ballet de CourLes débuts du ballet de cour
Le ballet est un spectacle où se mêle danse, musique chantée ou jouée, poême déclamé. Décors et costumes appropriés aident à faire évoluer une action dramatique. Quelles idées la danse peut-elle exprimer?
Des ballets sur le modèle antique
La Renaissance est marquée par un retour aux idées et à l'art antiques. Pour Platon, philosophe grec du IVe siècle av JC, l'univers est ordonné selon une construction géométrique. Des hommes du XVIe siècle pensent que, mieux qu'aucun autre art, la danse peut exprimer cet ordre cosmique. Il suffit de visualiser des formes géométriques.
Il n'y a pas de scène: Les danseurs évoluent de plain-pied en carrés, rectangles, losanges... dans une partie de la salle; dans l'autre, les spectateurs sont disposés sur des gradins.
Autre élément nouveau: les entrées (de furies, de démons, de combattants) dont la danse est libre et qui recourent à la morisque et à l'acrobatie. Les thèmes des spectacles sont empruntés à la mythologie grecque. Les livrets n'indiquent que rarement les figurent.
"Chorégraphes" et exécutants sont tous des courtisans, souvent de haut rang. Ce n'est que peu à peu qu'apparaissent les "baladins" de métier.
Mascarade pour Bar-le-Duc, un ballet politique
En 1564, Catherine de Médicis emmène le roi Charles IX en tournée à travers la France. A Bar-le Duc, elle a commandé un ballet.
Entrent successivement les quatres éléments, Terre, Eau, Air, Feu, puis quatre autres personnage arborant les attributs des planètes, Soleil, Saturne, Mercure, Mars. Tour à tour, chacun affirme son influence sur le roi. Il s'en suit un combat dansé. Surgit alors Jupiter portant la foudre: il déclare que le roi est son fils et qu'il lui donne en héritage la terre entière. Suit une conclusion dansée illustrant la paix retrouvée dans l'univers. Est ainsi suggéré au spectateur que le roi est garant de la paix en France comme Jupiter l'est dans le cosmos; que le roi tient son pouvoir de Dieu. Cette oeuvre est le premier ballet de propagande politique fondé sur une action dramatique.
Des Décors de plus en plus grandioses
De nombreux autres ballets politiques suivent, dont certains s'enrichissent de diverses péripéties. Les décors deviennent aussi plus grandioses.
Dans le ballet du mariage d'Henri (1572), est présenté un paradis embelli de fleurs et "le ciel empyrée qui était une grande roue avec les douze signes, sept planètes et une infinité de petites étoiles rendant une grande lueur et clarté par le moyen de lampes et de flambeaux accommodés par derrière".
Dans le "balet comique de la Royne" (Ballet comique de la reine), la "voute dorée" du ciel, est faite de nuages peints éclairés de l'intérieur, servant de tribune aux chanteurs et aux musiciens. Un char, agrémenté d'une "fontaine cascadante", porte des chanteurs sur une plate-forme...
"Le chariot de minerve" dans le ballet comique de la reine, 1581. Edition originale bibliothèque de l'Opéra, Paris Dans le ballet de Minerve (1615), le scènographe Francini, fait bâtir une scène, reliée à la salle par des plans inclinés. Des chassis coulissants, des toiles à contrepoids, des trappes permettent de faire se succèder instantanément cinq décors. Les entrées et sorties se font par des ouvertures aménagées dans les praticables de la scène. pour la première fois les danseurs évoluent au sein même du décor. Ballet d'Armide, 1617: les démons. Armide appelle à son secours les démons qui prennent des formes d'animaux. livret original. Bibliothèque de l'opéra de paris
Décor pour le Ballet des "fêtes de baccus", 1651. Apollon rassemble les muses. il en mène huit à la baguette et se recommande à la cadette dansée par le roi. Dessin de Louius Chauveau. Bibliothèque de l'institut, Paris Des danses de courDes danses de cour
C'est en Italie, au XVe siècle, pendant la Renaissance, qu'apparaissent les danseurs de métier et les maîtres à danser. Le professionnalisme entraine une élévation du niveau technique. Il devient nécessaire de codifier la danse.
"Les effets du bon gouvernement" symbolisés par une "tresche"de neuf musiciennes et danseuses. Fresque. Ambrogio Lorenzetti. Sienne Pal publico Premiers traités de danse
De véritables traités de danse sont élaborés. Le premier grand maître est Domenico da Piacenza. Dans L'Art de danser et de mener des danses, il définit des pas spécifiques: pas simple, double, révérence, tour, saut, battement de pied... Il classe les danses selon leur valeur rythmique, de la plus lente à la plus rapide. Mais faute d'un moyen d'écriture de la danse, il décrit les pas par des phrases aussi précises que possible. D'autres traités suivront qui reprennent la doctrine du maître et se préoccupent d'affiner le geste.
A la fin du XVIe siècle et au XVIIe, l'évolution se poursuit dans le sens d'une technicité plus exigeante. Marco Fabrizio Caroso formule dans il Ballerino (vers 1577), une série de pas qui sont à l'origine de la danse classique: usage du relevé (demi-pointe), tour en l'air, battement frappé, glissade, jeté, pirouette, entrechat.
Cesare Negri, auteur de Nuove Invenzioni di balli (1604), recommande un exercice, le salto di fioco, sorte de jeté en tournant: il s'agit de toucher la pointe du pied en sautant, un noeud de rubant suspendu au plafond. Negri veut le premier qu'on place les piedi in fuore (pieds en dehors).
Danseur exécutant le "salto di fiocco". Gravure d'après Mauro Rouere estraite du "Nuove Invenzioni di balli" de Negri. Milan 1554. Bibliothèque des arts décoratifs Toutes les cours d'Europe font appel aux maîtres à danser italiens. Chaque prince ou roi se doit d'en avoir un attitré. Mais c'est la France de Catherine de Médicis qui leur fait l'accueil le plus large.
La danse passe à la scène
La momerie française avait intégré la danse au spectacle. Les Italiens donnent plus d'importance à la partie dansée qu'ils nomment Ballo. Les compositeurs s'intéressent aussi à la danse et multiplient les musiques à danser. Tout naturellement, la danse passe à la scène. Elle est utilisée seulement en intermède entre les actes des opéras, trajédies, comédies, non comme une action dansée, mais comme un divertissement pur. Ainsi Claudio Monteverdi, dans son Orfeo, intercalle-t-il entre les actes passo mezzo (sorte de pavane) et ritournelles dansées, sans rapport avec l'action. La danse italienne s'attache seulement à l'esthétique; elle n'a pas pour objet de raconter une histoire.
Les Bacchannales antiques et modernes, ballet. Aquarelle 1655. Bibliothèque nationnale de Turin Les danses de la Renaissance française
D'autres traités nous renseignent sur la danse française au XVIe siècle; le répertoire est fort riche. Les danses les plus en vogue sont la basse danse, danse de couple langoureuse utilisant de nombreux pas (pas simple, pas double, conversion...). Le Bransle est une danse qui varie selon les province. Elle mime une action (bransle des lavandières, de sabots, de l'ermite...) et s'exécute tanôt lentement, tantôt rapidement. La chaconne, vive et jugée immorale au début, deviendra au XVIIe siècle la danse noble par excellence. La Pavanne est la danse reine, avec ses pas glissés marqués de légers arrêts. La danse typique de la Renaissance est la gaillarde. C'est une danse d'élévation intégrant des sauts, gues, ruades, rus de vache et caprioles.
Bal à la cour de Henri III dit "Bal du duc d'Alençon". Les gens de la cour semblent danser une pavane. Huile sur toile. Ecole française, seconde moitié du XVIe siècle. Musée du Louvre. Danser malgré l'égliseDanser malgré l'Eglise
"Où il y a danse, il y a diable." Au Moyen Age, l'Eglise condamne la pratique de la danse. Elle multiplie les interdictions. Pourtant tous continuent de danser dans et hors de l'églises comme paysan bourgeois"
Tout le monde danse la carole
Que danse-t-on à l'église? La chorea (ou carole), danse en ronde fermée ou ouverte. Le tripudium, danse à trois temps dans laquelle les exécutants ne se touchent pas. Jean Beleth, dignitaire du chapitre d'Amiens, lance des balles dans la capuche de celui qui le précède. On ignore l'origine et le sens de cette coutume.
Au XIIIe siècle, tout le monde, paysans ou nobles, danse la carole. Les danseurs exécutent une sorte de farandole, soit en ronde fermée, soit en file ouverte. Au centre, un chante-avant mène le chant, refrain et couplets, repris par tous. Sur la mélodie, les danseur se balancent, courent, sautent... Lors de banquets, des ménestrels accompagnent la carole avec leurs instruments: chalémie (chalumeau), flûte et buisine (trompette).
Les danseurs exécutant une "carole" dans le verger. Miniature extraite du Roman de la rose de Jean Meung. XVe siècle.BN, Paris De la danse populaire à la danse savante
Carole et tripudium font partie des danses populaires dont le rythme est simple et les pas libres. Au XIIe siècle, naît la danse savante qui se démarque de la danse populaire. Les raffinés inventent des danses "mesurées" où le corps suit les indications d'un mesure musicale changeante, où la beauté des formes est avant tout requise. On distingue les danses à tempo vif de celles à tempo modéré. Elles diffèrent surtout par le nombre et la forme des strophes à danser.
Ici, on danse une "tesche". Miniature extraite d'un manuscrit du Xe-XIe siècle, Vie de Sainte Radegonde, épouse du roi Clotaire. Bibliothèque municipale, Poitier. Danses-spectacle et entremets
Un genre nouveau apparaît: la Momerie (de momer: se déguiser). Au XIVe siècle, elle devient spectacle lorsqu'elle est présentée comme entremets lors des banquets. Au milieu de décors montés sur des chariots, des momons représentent une action dansée, mimée, déclamée, chantée avec accompagnement musical.
La carole et la morisque sont des danses pratiquées par les momons. Quand elle illustre le combat, la morisque s'accompagne de mouvements d'armes? Elle se danse aussi à grand renfort de grelots attachés à la ceinture et aux chevilles. Le danseur enchaîne alors des petits sauts, des tapements de la pointe du pied ou du talon, faits sans règles précises.
L'une des momeries les plus célèbre est le Bal des ardents (janvier 1393). A l'occasion d'un mariage, le roi Charle VI voulut faire une momerie en se déguisant avec quatre de ses compagnons en "hommes sauvages", vêtus de la tête aux pieds de cottes de lin enduites de poix. "Puis ils se masquèrent, entrèrent dans la salle, méconnaissables sous cet affreux déguisement... et dansèrent à la sarrasine avec une frénésie vraiment diabolique... Une flamèche tomba sur l'un d'eux. En un clin d'oeil les vêtements des danseurs prirent feu." (chronique de Saint-Denis). Le roi ne dut son salut qu'à la duchesse d'Orléans qui se jetta sur lui et étouffa le feu avec sa robe.
Cette miniature extraite des Chroniques de Froissart, illustre "Le Bal des Ardents". XVe siècle. BN, Paris Merci de votre visite !
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Les plus beaux Mots sur la danse
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